samedi 28 mars 2015

META Festival // Galerie Laurent Mueller // Performance



MERCREDI 01 AVRIL 2015 / GALERIE LAURENT MUELLER PARIS / 17:00- 22:00 Performance 20:00.
LYDIA PALAIS + Guest: Gmo & Charlotte L'Harmeroult
Performance ESTHÉTIQUE DE L'ABSORPTION au META Festival.
Lydia Palais expérimente la lumière, l'amplitude des mouvements, en juxtaposants des textes singuliers, à la poursuite de l'entre deux des formes et du temps. Toute action entraîne une transformation en chaîne de l'espace et nous convoque à l'expérience du light-actionning. 
Les deux artistes invités Gmo & Charlotte L'Harmeroult performent avec elle et deviennent partie intégrante de l'oeuvre. 

lundi 20 octobre 2014

ENVOLé

Envolé, 2014, Installation, toile de lin découpée 160X140cm.

Vue d'exposition // VOI(X)R(E).

Attends, 2014, Photographie. Dimensions Variables.

mercredi 24 septembre 2014

AME, HAUT VOYAGE

Outil de perception, 2014. Toile découpée, collée sur miroir et fil rouge cousu. Pièce Unique. 30X22cm

Corps don, 2014. Photographie, aiguilles et fil rouge. 120X60cm

jeudi 18 septembre 2014

BALANCES & POIDS


Le poids de l'âme n°1, 2014. Photographie. Dimensions variables. 1/5




Installation de cette même photographie sur le mur de gauche et sur le mur de droite.

Le poids de l'âme n°2, 2014. Photographie. Dimensions variables. 1/5


21grammes, 2014. Ready made. Pèse lettre et fil rouge. 20x14cm. Pièce Unique. 

vendredi 1 août 2014

TEXTE DE CECILE DUFAY / La performance Voi(x)r(e) Acte II.

Lors de l'Acte II VOI(X)R(E) à la Galerie MondapArt, Charlotte L'Harmeroult explore la sensorialité de la matière pour mieux aborder l'invisible. Et interroger la notion du vide. Véritable écrin préparatoire à cette performance, l'ensemble de la galerie est conçu comme une installation mettant en lien le "trois fois rien" et la notion de vie spirituelle, ce je-ne-sais-quoi qui tire le fil rouge de nos plus intimes convictions.







C'est dans ce cadre exceptionnel, où toute l'exposition sert le propos de l'installation et lui donne corps, que le corps de l'artiste va déployer tout le sens complexe des voix, des voies, du voir. Et de la vie, qui circule, naît, s'épanouit, interroge, meurt... Et interroge à nouveau. 









Charlotte prend vie, doucement, cousue/recousue par Romain Azzaro dans un anti-linceul. Blanche striée de rouge, cette robe d'un genre nouveau, improvisée devant l'œuvre de fil rouge la plus longue et tendue de l'expostion, devient une forme pure irriguée des vaisseaux de la vie qui s'anime. 






Charlotte s'éveille, se met en marche, monte les marches, circule comme le sang de son œuvre qui l'entoure tout entière, matrice auto-générée. 












Arrivée à l'étage, elle surplombe le sujet et se met en scène, tête au mur, ailes d'oiseau mort, face à l'autel au Roi, couvert de pensées sur le sens de la vie qui demeure, qui ne peut disparaître tout à fait. 




Et c'est le coeur du voir qui bat : Charlotte chute dans les dépouilles pleines de dentelles de ses ancêtres, et parle, elle veut "Tuer l'optique", le voir est dangereux, ambigü : celui qui voit peut-il entendre ? Ce qui se voit est-il bien signifiant ?
Elle se relève et c'est le cri après la scansion, Charlotte veut qu'on la voie ET qu'on l'écoute, elle nous regarde par l'effet d'un miroir, nous parle de ce qui ne se voit pas et existe intensément. 












Le public est concentré, l'entoure, elle reprend son mouvement d'irrigation au milieu de l'assistance, elle évolue dans son oeuvre ET dans le public de sa performance, le public fait partie de l'œuvre en étant son reflet. Le miroir qui renvoyait/troublait son image d'artiste envoie à présent au public une nouvelle vision de lui-même; sur l'oiseau rose et dur comme la chair tendue sur un squelette, ce miroir nous regarde tandis que les mots de l'artiste résonnent encore dans le lieu, dans les poitrines... et vibrent dans nos yeux. 

Cécile Dufay, commissaire d'exposition indépendante et galeriste nomade.